apocalypsis leroux

apocalypsis

pièce pour 4 chanteurs et orchestre composée par philippe leroux, créée le 9 juin 2006 à la maison de la radio (paris) par donatienne michel-dansac, valérie philippin, ebba rydh, thobjorn gulbrandsoy et l’ensemble bit20, dirigé par pierre-andré valade. réalisation de la musique électronique alexis baskind. production ircam.

« apocalypsis s’élabore à partir du corpus que constitue voi(rex), œuvre composée en 2002 pour une voix, six instruments et électronique. cette élaboration recourt à l’analyse du matériau sonore (fichiers sons et enregistrement de l’œuvre jouée qui sont employés dans la nouvelle pièce), des outils informatiques créés pour l’occasion (patches réalisés avec l’environnement logiciel openmusic), des données symboliques produites par ces outils et de la mise en espace des sons électroniques. apocalypsis requiert également des analyses de type génétique, structurel, ainsi que de la méthode de composition. les commentaires analytiques eux-mêmes sont utilisés pour générer le texte littéraire de la nouvelle œuvre.

les matériaux et les opérations d’apocalypsis s’inscrivent dans le prolongement de ceux de voi(rex). la forme de la nouvelle pièce est donnée par la chronologie des opérations compositionnelles de la première. malgré cela, tout en étant sœurs, voi(rex) et apocalypsis m’apparaissent extrêmement dissemblables tant du point de vue sonore que de celui de la forme. elles n’ont, tout d’abord, qu’une proportion limitée de matériaux sonores communs, et elles sont construites de façon très différentes. mais surtout, le travail d’élaboration de l’une par l’autre est tempéré par ce qui n’appartient qu’à chacune : le degré de liberté que trouve le compositeur au sein même du cadre le plus rationnel. on peut imaginer cependant que l’auditeur reconnaîtra « l’arrière-plan dissimulé » qui fait qu’elles sont toutes les deux œuvres du même musicien.

le dispositif électronique d’apocalypsis est constitué principalement d’un ordinateur utilisant le logiciel max/msp. celui-ci gère à la fois les traitements en temps réel comme le suivi d’enveloppe, la synthèse granulaire, les délais, le filtrage, le frequency-shifting, la réverbération, la spatialisation, etc. ainsi que le déclenchement des fichiers sons opérés par la chanteuse.

les logiciels ayant servi à l’élaboration de l’œuvre sont openmusic pour toute la conception harmonique, mélodique et rythmique, audiosculpt pour la représentation et l’analyse de certains phénomènes vocaux et le nettoyage de certaines parties de sons, max/msp pour la simulation des traitements en temps réel. »

philippe leroux